19.07.2009
Prince, second round
Et les gagnanst sont.... Allez, les noctambules! Pas de grand-chose, mais quand même. Ceux qui par stratégie, par bol ou par accident achetèrent un ticket pour le second round montreusien de Prince auront bénéficié d'un regain d'adrénaline de la part du monarque et de ses troupes. Mais pas d'un rab de chronomètre: peut-être 5 minutes de plus. Le retour nocturne du Prince n'aura pas vraiment exédé les 90 minutes de son premier set (lire la note précédente). Allumage peu avant minuit, extinction des feux vers 1h25. Bone nuit les petits!
De fait, Prince n'a sans doute pas coupé son cachet en deux mais a certainement considéré sa venue montreusienne sous l'angle d'un concert unique avec un gros entracte - le temps de changer le public. Vu l'ampleur médiatique de l'événement, on peut supposer qu'un concert de 3 heures aurait été logique - c'est ce que joue tous les soirs Bruce Springsteen, 59 ans, en tournée... Prince, 51 ans, pour son unique prestation live de l'année, se sera montré paresseux. Dommage...
Car le talent du chanteur de Minneapolis demeure intact. Ebouriffant. Toujours vétu de rouge, en costard, il maltraite sa Stratocaster de façon plus "hendrixienne" encore que lors du premier set. Le répertoire est à l'avenant: alors que le début de soirée le montrait souvent dans un mid-tempo lourd et groovy, il se réclame "funky" à grands renfort de pédale wah-wah ouverte et de ruades rythmiques. Sa reprise de All Shook Up du King Presley met le feu au Strav'. Peach parachève la mise sur orbite. Immaculé dans son complet, sans la moindre goutte de sueur, Prince savoure son statut de démiurge inhumain.
Et replonge dans les slows, notamment I Love you, But I don't Trust you Anymore, prétexte à de longs étirements jazzy. Comme s'il avait des scrupules à touiller ses hits, Prince hésite à nouveau entre les langueurs limite kitsch et les implosions rock. Il se montre néanmoins plus généreux en tubes, plaçant le Litte Red Corvet et achevant le set d'un superbe Purple Rain, lavant la scène des éclaboussures jazzy-carnavalesques d'un morceau au la-la-la pénible, retrouvé dans ses tiroirs et apporté en étendard de sa venue montreusienne. A l'image du tee-shirt choisi pour les rappels, le figurant dans les étoiles à la période de l'album 1999, Prince n'a pas toujours un goût à la hauteur de son génie musical.
02:08 Ecrit par François dans Concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
18.07.2009
Prince, roi (paresseux) de Montreux
«My name is Prince.» Une annonce comme une évidence. Pour la rodomontade royale et la gestuelle aristocratique, il faudra attendre encore quelques minutes. Car à 19h35 pétante, c’est la voix humble et claire de Prince qui retentit de nulle part dans un Stravinski en apesanteur, évidemment rempli sans être bondé. La scène est nue mais s’anime au fur et à mesure que la voix annonce les musiciens, Renato Neto aux claviers, John Blackwell à la batterie et Rhonda Smith à la basse. Enfin, celui qui avait longtemps troqué son nom contre un symbole amoureux anonyme assume à nouveau pleinement son blason et, toujours dans les limbes, se présente à Montreux. « Ma name is Prince», donc.
Ovation monstre. Le chanteur de Minneapolis apparaît sur la gauche de la scène, sourire carnassier, regard canaille et boucles d’oreilles en diamants. Il porte une tunique ocre, des chaussures vermillons à semelles hautes (et non pas à hauts talons comme lors de son premier passage en 2007) et une guitare Fender Stratocaster d’un rouge éclatant. Le sang coulera-t-il ? Il y a deux ans, Prince avait barboté dans un long fleuve jazzy aux remous de champagne et aux récifs sans danger. En quatuor, l’option rock musculeuse sera-t-elle l’apanage du Prince 2009, pour ses deux seuls concerts de l’année?
Lourdement, puissamment, le groupe lance When I Lay my Hands on You, curiosité apparue sur une livraison réservée à internet en 2000. Tempo carré, guitare gémissante, basse menaçante, ronde et groovy… L’entrée en matière montre les crocs. Le Little Red Corvet qui s’ensuit revient à de plus aimables sentiments, Prince claquant des coups de langue salaces entre deux gémissements orgasmiques. Et il astique sa guitare, le bougre ! De haut en bas avec quelques coups de hanche bien raides, histoire que personne ne soit épargné par ses épanchements stridents. Fabuleux instrumentiste qui parvient à rendre moins docile la sono du Stravinski, si fidèle qu’elle en oublie trop souvent de salement rugir. Techniquement irréprochable, précis et leste dans ses transitions, le concert trouve vite son point d’orgue sur une ligne de basse lancinante, malfaisante, prétexte pour Prince à un déferlement de larsens. Il malaxe I Love U, but I Don't Trust U Anymore de l’album Rave Un2 the Joy Fantastic, chaque musicien y allant de son solo, portant la sauce à ébullition puis la déversant avec gourmandise sur le Strav'.
Quand Prince lâche la bride à ses musiciens, ils filent trop vite vers ces pénibles terrains démonstratifs en bordure du jazz bourgeois. Lui même doit faire un effort pour rester focalisé sur ses chansons, "faire simple" alors que l'appel de l'exhibition mégalo le titille si facilement. Ce premier concert de la soirée navigue entre deux, avec heureusement pour chaque passage bling-bling deux ruades animales. Sa vanité (méritée), celle qui lui fait refuser tout photographe pour immortaliser son concert, Prince en est hélas victime dans le choix de ses chansons, comme s'il jugeait indigne de son statut de revenir sur les tubes de sa jeunesse. Ceux-là même, pourtant, que les gens veulent entendre.
Après une heure de concert, un premier rappel le voit revenir pour un long slow à deux synthétiseurs (arrivée sur scène de Morris Hayes) qu'il traverse avec moult vibrato dans sa voix de soprano. En duo presque surpise tant le concert aura fui les hits, il noue entre eux Diamonds and Pearl et Nothing Compares 2U et clôt 90 minutes de performance sans faille, sans surprise de taille non plus. Dans la salle aux lumières revenues, le public ne veut pas partir - avec des billets oscillant entre 190 et 420 francs, beaucoup espéraient un show plus long. Le second est annoncé pour minuit, Prince a quitté le Palais des congrès. De la scène vide, Claude Nobs apaise les mécontents en rappelant que "quand c'est court, c'est parfois meilleur". Ca ne calme pas forcément les esprits mais donne à méditer tandis que l'on patiente dans la file d'attente, interminable, des toilettes du Miles Davis Hall.
23:55 Ecrit par François dans Concert | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Mieux qu'un contrat
La surprise de la 43e édition dévoilée, les billets vendus en 7 minutes et 58 secondes… Montreux attend Prince pour ce soir. Et Claude Nobs? En tractation avec la star depuis le mois d’avril, attend-il encore le contrat? «Il n’était pas signé lorsque nous avons annoncé sa venue. Mais nous avions mieux!» assure le patron du Jazz. «Prince nous a envoyé l’affiche qu’il a lui même confectionnée avec la date, le lieu et le numéro pour réserver les billets pour son unique date en Europe cet été. Soit Montreux.»

La fameuse affiche.
13:01 Ecrit par Florence dans Coulisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : prince, montreux, jazz, stravinski
17.07.2009
Prince, bien plus grand que nature
Prince serait arrivé à Montreux jeudi. Personne ne l'a vu, ni même entendu, pas même les portiers du Montreux Palace, mais il serait là.
Les festivaliers pourront en revanche voir l'affiche de son concert à son effigie, reproduite sur une grande bâche qui sera installée cette nuit en lieu et place du logo du festival. La bâche de 2m sur 3 (voir photo) a été réalisée par une société niçoise.
16:03 Ecrit par Christophe dans Coulisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bâche, prince, nuit, nice
Sympa, Kenny
Croyez-le ou pas, le meilleur batteur de la planète rock n'était jamais venu à Montreux avant le concert de John Fogerty hier soir. Sideman de John Mellencamp, Elton John, Joe Cocker, Bob Dylan ou Ray Charles (entre autres), Kenny Aronoff se promenait tranquillement hier sur les quais en compagnie du guitariste David Santos. Les deux compères et les autres membres du John Fogerty Band étaient en attente d'un départ du Montreux palace, destination l'Autriche ou ils jouent demain soir.
Très décontracté avant l'averse, Kenny Aronoff a aimé cette petite escapade au bord du lac. Entre deux anecdotes sur Mellencamp et sur Iggy Pop qu'il a accompagné en studio pour l'album de la renaiisance de l'Iguane en 1994: l'excellent Brick by Brick.
15:46 Ecrit par Christophe dans Coulisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aronoff, fogerty, quais, montreux, iggy
Du bon gros rock
"ça envoie du bois", s'est extasié Jyles à plusieurs reprises jeudi soir lors des concerts de Status Quo et de John Fogerty au Strav.
Tu m'étonnes! Le groupe anglais de boogie-rock, fondé en 1962, a méchamment allumé la méche d'entrée reprenant ses plus gros standards avec un son de rêve. Parmi lesquels Rocking all over the world. "Tu sais quand même qui a composé ce morceau?", me lance Jyles tout en transes. "Ben oui, Status Quo pardi" "Mais non", s'énerve Jyles, c'est John Fogerty.
Ah ben ça tombe bien, le fondateur de Creedence Clearwater Revival l'a joué en rappel de son concert qui a duré 1h50. Pas mal pour une jeune homme de 64 ans, un peu lifté, mais dont la voix et le jeu de guitare ont enchanté le nombreux public. Parmi lequel beaucoup de jeunes. Plutôt rafraichissant.
Fogerty a balancé tous ses succès avec joie, entrain et rigueur. Green river, Have you ever seen the rain, Up around the Bend. Born on the bayou, Rock and Roll girls, Keep on chooglin et une dizaine d'autres se sont succédé à un rythme d'enfer. Ne manquaient à l'appel que Lodi et Suzie Q. Magnanime, la légende US a distribué des onglets de guitare à ses fans du premier rang, dont deux gamins.
Super bien entouré par des musiciens de haut-vol, Fogerty a tenu lui-même a rappelé que Kenny Aronoff était le meilleur batteur du monde. Forcément, un gars qui tape sur les fûts de John Mellencamp, Elton John, Iggy Pop, Joe Cocker, Bob Dylan ou Ray Charles (entre autres), ça en impose. Le Kenny a aussi balancé ses baguettes au public à la fin du concert. Un fan en a pris une dans l'oeil mais il est reparti super content de Montreux avec son cocard!
13:08 Ecrit par Christophe dans Concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fogerty, concert, stravinski, aronoff, status quo
16.07.2009
Une Américaine et un Hongrois au palmarès
L'Américaine Aubrey Logan a remporté mardi le concours de voix du Montreux Jazz Festival. Le même soir, le Hongrois Roland Balogh s'est adjugé, lui, celui de guitare. Le vainqueur du concours piano solo sera connu samedi soir.
17:28 Ecrit par Christophe dans Concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : concours, hongrois, américaine, guitare, voix
Balance mal équilibrée!
16h ce jeudi, 34° à l'extérieur du Centre des Congrès. A l'intérieur, quelques notes facilement reconnaissables indiquent que John Fogerty fait sa balance avec l'un de ses hits immémoriaux: Born in the Bayou.
Ni une ni deux, Jyles et moi nous nous précipitons au Miles Davis Hall pour voir et entendre répéter le papa de Creedence Clearwater Revival.
"Mais, attends", me glisse Jyles. "Fogerty se produit ce soir (ndlr: dès 22h30) au Strav'. Pourquoi fait-il la balance au Miles?". En effet, y'a un truc qui joue pas.
Bon, on va quand même au Miles.
Las! C'est Daniel Powter qui "joue" avec ses musiciens. Le chanteur commercial pour midinettes a quand même un très beau... piano. Fort heureusement avec l'air conditionné et de bons tampons auriculaires on passe un bon moment. Pas vrai Jyles?
16:58 Ecrit par Christophe dans Coulisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : powter, fogerty, bayou, miles
15.07.2009
La grêle fait des claquettes
La soirée d’hier s’annonçait chargée – rassurez-vous par sur le plan musical ni sur celui de l’alcool. Mais au niveau météorologique. La touffeur de l’après-midi a fait place à un ciel bas et lourd que n’aurait pas renié Apollinaire.
Mais pas de spleen, on est au festival tout de même. Sur le coup des 22h, installée avec son eau gazeuse sur la terrasse du Seafood, mon «beauf» Gilles (le fameux Jyles qui a un avis sur tout) me dit : "Tu vas voir ça va pêter. On va se chopper un orage de grêle."
Bien vu Jyles! Dix minutes plus tard de gros grêlons (photo Curchod) s’abattent sur le Montreux Jazz, provoquant un repli éclair des festivaliers qui ont en oublié au passage leur assiette de poulet tika massala et leur caïpi. Pour trouver refuge sous les grands parasols et autres terrasses du site. Au sol, une mer de glace aussi soudainement apparue que l’orage a disparu: 10 minutes chrono. «Enfin un peu d’animation au Jazz», me glissait sournoisement Jyles à l’oreille.
11:11 Ecrit par Christophe dans Insolite | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : orage, grêlons, appollinaire, montreux, météo
14.07.2009
Un monstre sacré jeudi au Strav
On nous a bien bassiné avec Lily Allen, les Black Eyed Peas et encore je ne sais quel artiste du label Virgin, mais à par Prince et Seal la seule star internationale de ce 43e Montreux Jazz Festival se produira jeudi soir. Le légendaire fondateur de Creedence Clearwater Revival (CCR), John Fogerty (photo DR), sera en effet sur la scène de l'Auditorium. En compagnie notamment du batteur Kenny Aronoff, considéré comme l'un des meilleurs du monde (sideman de John Mellencamp, Iggy Pop, Bob Seger, Lynyrd Skynyrd, Elton John)
Fogerty, le rocker, à 64 ans en paraît 15 de moins. La musique ça conserve. Compositeur de CCR, le chanteur-guitariste a égréné quarante ans de carrière des plus belles perles: Born on the Bayou, Up around the bend, Have you ever seen the rain, Green River, Proud Mary, Lodi, Bad Moon Rising. Et des dizaines d'autres encore. De nombreux groupes et artistes ont repris ces morceaux. Parmi les plus grands: Tina Turner et les Rolling Stones.
Vu sur internet, la setlist de Fogerty promet. Une seule absente de marque, et quelle absente: Suzie Q. Pour sûr, les milliers de fans qui ne manqueront pas de venir entendre l'icône la lui réclameront à corps et à cris!
18:06 Ecrit par Christophe dans Concert | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : john fogerty, stravinski, suzy q, proud mary, ccr
























